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Notre enfant nous dit…
On
pense spontanément à l’homosexualité, mais
il s’agit d’autre chose. Ce n’est pas l’attirance
affective ou sexuelle qui est en jeu, mais un problème d’identité
: être reconnu pour notre garçon « en tant que fille
» ou pour notre fille « en tant que garçon ».
Ce phénomène a toujours existé, dans toutes les civilisations, dans toutes les couches de la société et dans tous les types de familles. On estime à plusieurs milliers les personnes concernées en France aujourd’hui.
Dans la plupart des cas, on naît avec un sexe biologique défini mâle ou femelle, auquel la société associe automatiquement le genre masculin ou féminin. Mais un décalage entre le sexe physiologique et le genre peut exister : un « mâle » va alors se ressentir davantage femme et une « femelle » davantage homme. Ce décalage va générer un conflit intérieur (on parle de « dysphorie de genre »), et le plus souvent un mal-être important. La transidentité peut se révéler à n’importe quel âge, parfois très tardivement. Nous
avons bien sûr envie de savoir ce qu’en disent les médecins
aujourd’hui car notre réflexe c’est de vouloir aider
notre enfant à « guérir ». Nombre d’hypothèses ont été émises pour tenter d’expliquer ce phénomène : imprégnation hormonale déséquilibrée pendant la grossesse, cause génétique, conditions psychologiques des premiers mois de la vie… mais aujourd’hui encore rien ne l’explique…
Nous,
parents, n’avons pas à nous sentir honteux, ou coupables.
Les mamans, les papas ont souvent l’impression d’avoir raté
quelque chose pendant l’éducation de leur enfant.
Notre
enfant a certainement mis beaucoup de temps à accepter pour lui-même
ce qui se passe en lui.
« Notre fille est tellement féminine, je ne l’imagine pas du tout être un garçon, avec ses traits si fins et sa si grande sensibilité ! Elle va être ridicule ! » De la même façon, les parents d’un garçon n’imaginent pas leur fils en robe ou maquillé ! Pourtant, en quelques
années, il est possible de changer d’apparence, parfois de
façon étonnante. Cette période de changement, de
« transition » est éprouvante pour tous : enfant, famille
et proches. C’est pendant cette période que les plus grandes
difficultés sociales apparaissent : problèmes de travail,
de voisinage, et parfois avec une partie de la famille.
Au
niveau de la loi Au niveau
« médical » Il existe
aussi des équipes médicales « spécialisées
», dites « officielles » car attachées aux hôpitaux
publics. Comme
dans bien des domaines, il ne faut rien faire sous le coup de l’émotion
ou dans la précipitation. Rien n’est figé. Chaque
étape que franchit notre enfant dans son parcours doit être
assimilée par lui et par nous, et peut le conduire à infléchir
sa route dans une direction nouvelle. Il faut savoir prendre le temps, sans pour autant contrarier la démarche.
Un
soutien psychologique aura certainement une grande utilité pour
lui comme pour nous.
Cette
nouvelle implique beaucoup de choses…
Les associations regroupant les personnes concernées par la transidentité réalisent un travail important et contribuent à informer les politiques, le monde de la médecine, les travailleurs sociaux. |
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