Accueil

Aides et contacts locaux

En savoir plus en allant sur transidentite.fr

Un forum internet pour échanger anonymement ou non


Télécharger la plaquette

 

 

Notre enfant nous dit…

Sommaire

Notre enfant veut être…
Les origines sont inconnues
Sommes-nous responsables ?
Je ne l’imagine pas…
Positions « officielles » ?
Que va-t-il se passer ? Les aides


Notre enfant nous dit qu’il est ou veut être de « l’autre sexe »

On pense spontanément à l’homosexualité, mais il s’agit d’autre chose. Ce n’est pas l’attirance affective ou sexuelle qui est en jeu, mais un problème d’identité : être reconnu pour notre garçon « en tant que fille » ou pour notre fille « en tant que garçon ».
Cependant, un tel questionnement, surtout exprimé dans la petite enfance, pourra évoluer de manières très différentes.


Il s’agit de l’identité sexuée, de l’identité de « genre »

Ce phénomène a toujours existé, dans toutes les civilisations, dans toutes les couches de la société et dans tous les types de familles. On estime à plusieurs milliers les personnes concernées en France aujourd’hui.

La transidentité, qu’est-ce que c’est ?

Dans la plupart des cas, on naît avec un sexe biologique défini mâle ou femelle, auquel la société associe automatiquement le genre masculin ou féminin. Mais un décalage entre le sexe physiologique et le genre peut exister : un « mâle » va alors se ressentir davantage femme et une « femelle » davantage homme.

Ce décalage va générer un conflit intérieur (on parle de « dysphorie de genre »), et le plus souvent un mal-être important. La transidentité peut se révéler à n’importe quel âge, parfois très tardivement.

Pourquoi ?

Nous avons bien sûr envie de savoir ce qu’en disent les médecins aujourd’hui car notre réflexe c’est de vouloir aider notre enfant à « guérir ».
Mais attention ! Il faut rappeler qu’il ne s’agit pas d’une « maladie », et donc que la notion de guérison n’est pas appropriée.

Nombre d’hypothèses ont été émises pour tenter d’expliquer ce phénomène : imprégnation hormonale déséquilibrée pendant la grossesse, cause génétique, conditions psychologiques des premiers mois de la vie… mais aujourd’hui encore rien ne l’explique…

Qu’avons-nous fait, est-ce notre faute ?

Nous, parents, n’avons pas à nous sentir honteux, ou coupables. Les mamans, les papas ont souvent l’impression d’avoir raté quelque chose pendant l’éducation de leur enfant.
Les parents, les frères et sœurs peuvent aussi ressentir la culpabilité de ne pas avoir remarqué ce trouble pendant des années de vie commune.

Nous aimons notre enfant…

Notre enfant a certainement mis beaucoup de temps à accepter pour lui-même ce qui se passe en lui.
Il lui a fallu du courage pour nous en parler, il l’a fait pour dire qui il était, c’est une démarche sincère.
Même si nous l’aimons de toute façon, nous avons besoin, nous aussi, de temps pour accepter et comprendre..

Je ne la vois pas du tout en garçon !

« Notre fille est tellement féminine, je ne l’imagine pas du tout être un garçon, avec ses traits si fins et sa si grande sensibilité ! Elle va être ridicule ! »

De la même façon, les parents d’un garçon n’imaginent pas leur fils en robe ou maquillé !

Pourtant, en quelques années, il est possible de changer d’apparence, parfois de façon étonnante. Cette période de changement, de « transition » est éprouvante pour tous : enfant, famille et proches. C’est pendant cette période que les plus grandes difficultés sociales apparaissent : problèmes de travail, de voisinage, et parfois avec une partie de la famille.
Heureusement, de façon générale, notre entourage réagit positivement et une entraide existe, surtout si nous, parents, soutenons notre enfant.

Mais aujourd’hui, quelles sont les positions « officielles » ?

Au niveau de la loi
Être transidentitaire n’est pas illégal !
Au contraire, les lois européennes prévoient ces situations, et permettent le changement de l’état civil des personnes le demandant, sous certaines conditions, variant suivant les pays d’Europe (la France a pris du retard par rapport à d’autres pays européens, comme l’Espagne).

Au niveau « médical »
La sécurité sociale peut prendre en charge les soins liés à une transformation physique. De plus en plus de médecins du privé s’ouvrent à ces questions et les traitent positivement, avec humanité.

Il existe aussi des équipes médicales « spécialisées », dites « officielles » car attachées aux hôpitaux publics.
Cependant, les associations Trans’ soulignent que ces équipes, peu nombreuses, ne répondent pas toujours à la réalité des situations. Elles ne proposent un soutien psychologique que très rarement, par exemple.

Et maintenant ?

Comme dans bien des domaines, il ne faut rien faire sous le coup de l’émotion ou dans la précipitation. Rien n’est figé. Chaque étape que franchit notre enfant dans son parcours doit être assimilée par lui et par nous, et peut le conduire à infléchir sa route dans une direction nouvelle.
Notre souci est qu’il ne fasse pas fausse route.
Tout cela est tellement incroyable !

Il faut savoir prendre le temps, sans pour autant contrarier la démarche.

L’aide psychologique

Un soutien psychologique aura certainement une grande utilité pour lui comme pour nous.
Mais attention, la psychanalyse comme la psychiatrie ne peuvent pas apporter une réponse adaptée, si leur objectif est de « guérir »…
Un psychologue ou un psychothérapeute impliqué dans l’accompagnement, ainsi que le propose notamment la Gestalt-thérapie, se révélera souvent d’une aide plus efficace.

Comment faire avec le reste de la famille ?

Cette nouvelle implique beaucoup de choses…
Nous, dans notre vie, nous allons devoir affronter également la société… Nous allons devoir en parler aux grands-parents, à nos frères et sœurs, à nos amis…
Nous nous retrouvons dans la même difficulté que notre enfant, affronter, expliquer, avec la peur de se faire rejeter.
L'expérience montre que plus on se montre de manière naturelle, simple et positive, mieux on est accepté.

Qui peux nous aider ? (voir la page contact)

Les associations regroupant les personnes concernées par la transidentité réalisent un travail important et contribuent à informer les politiques, le monde de la médecine, les travailleurs sociaux.

retour haut de page